Quel dosage de purin d’ortie pour 1 litre d’eau ?

À retenir

  • Engrais foliaire ou arrosage au pied : 100 ml de purin pour 1 litre d’eau (10 %)
  • Répulsif préventif pucerons : 50 ml de purin pour 1 litre d’eau (5 %), jamais au-delà de 10 %
  • Purin pur non dilué : jamais, brûlure des racines et du feuillage assurée
  • Solution diluée : à préparer le jour même, elle ne se conserve pas plus de 24 heures
  • Jeunes plants et repiquages récents : dosage divisé par deux

Le dosage de purin d’ortie pour 1 litre d’eau dépend d’abord de ce que tu veux en faire. Pour un purin d’ortie dilué en engrais foliaire ou en arrosage au pied, compte 100 ml de purin pour 900 ml d’eau, soit une concentration de 10 %. Pour une pulvérisation foliaire préventive contre les pucerons, réduis à 50 ml pour 950 ml d’eau (5 %).

Ces deux repères couvrent la majorité des usages au jardin. La suite détaille les écarts selon la plante, le stade de croissance et le moment de l’année, parce que le même litre d’eau ne reçoit jamais tout à fait la même dose de purin concentré en azote.

Le dosage de purin d’ortie pour 1 litre d’eau selon l’usage

Voici, usage par usage, la quantité de purin pur à verser dans ton litre d’eau. C’est le tableau que tu peux garder sous la main près de ton pulvérisateur.

Engrais foliaire

Pour un engrais foliaire, dilue 100 ml de purin dans 900 ml d’eau (10 %). Pulvérisée directement sur les feuilles, la solution est absorbée par les stomates et agit plus vite qu’un apport au sol : la plante en profite quasiment tout de suite.

Arrosage au pied

Au pied, la fourchette va de 100 à 150 ml pour 850-900 ml d’eau (10 à 15 %), pour nourrir les racines en profondeur. Une source va jusqu’à 200 ml par litre (20 %), mais deux autres convergent nettement sur 10-15 % : retiens cette fourchette-là comme référence, l’écart existe mais reste marginal.

Répulsif préventif pucerons

En répulsif, reste entre 50 et 100 ml pour 900-950 ml d’eau (5 à 10 %), à pulvériser sous les feuilles dès les premiers parasites repérés. Une source recommande 200 ml/l (20 %), mais deux autres avertissent qu’à cette concentration le purin attire les pucerons au lieu de les repousser — mieux vaut rester prudemment sous 10 %.

Activation de compost

Pour activer un tas de compost, 20 à 50 ml pour 950-980 ml d’eau (2 à 5 %) suffisent. Arrose à chaque ajout de matière sèche — feuilles mortes, paille — pour relancer la fermentation.

Légumes-racines et jeunes plants

Sur les légumes-racines, réduis à 50 ml pour 950 ml d’eau (5 %) : un dosage trop élevé pousse le feuillage au détriment de la racine. Même dose pour les semis et les repiquages récents.

Plantes d’intérieur

Pour une plante d’intérieur, 30 à 50 ml pour 950-970 ml d’eau (3 à 5 %) suffisent, une fois par mois, uniquement en période de croissance.

Pourquoi le dosage varie selon la plante et son stade

Ce n’est pas le même litre d’eau qui reçoit le purin selon ce qui pousse dedans. Les légumes-feuilles comme les tomates, courgettes, choux ou poireaux tolèrent bien 10 à 12 % de concentration, alors que les carottes, navets et radis préfèrent rester à 5 % : au-delà, c’est le feuillage qui se développe au détriment de la racine, exactement ce qu’on ne veut pas sur ces cultures.

Le stade compte autant que l’espèce. Sur un jeune plant ou un repiquage récent, divise le dosage habituel par deux, et évite tout apport pendant les 15 à 20 premiers jours qui suivent le repiquage — les racines encore fragiles n’ont pas besoin de cette stimulation.

Autre repère utile, notamment pour les tomates : dès l’apparition des premières fleurs, réduis ou arrête les apports azotés foliaires. Un excès d’azote à ce stade favorise le feuillage au détriment des fruits, l’inverse de ce que tu cherches en pleine saison.

Comment mesurer 100 ml ou 50 ml sans balance

Pas besoin de matériel de labo pour doser correctement ton purin.

  • Un verre doseur de cuisine : 100 ml correspond à un demi-verre standard, soit environ 10 cuillères à soupe
  • Une bouteille d’eau minérale de 1,5 l graduée tous les 100 ml, un outil de mesure gratuit qui traîne déjà chez toi
  • Un arrosoir gradué, ou des repères tracés au feutre indélébile pour les grands volumes
  • Seringues ou pipettes graduées pour les dosages plus précis, utiles sur les plantes d’intérieur

Quand et comment appliquer le purin dilué

Le moment d’application compte presque autant que le dosage. Pulvérise tôt le matin ou en fin de journée, jamais en plein soleil : les gouttelettes font un effet loupe qui brûle les feuilles, visible dès le lendemain. Insiste sous les feuilles, là où les pucerons se concentrent le plus souvent.

Côté fréquence, compte un passage toutes les deux semaines en engrais foliaire pendant la croissance active, entre avril et juin, et une application hebdomadaire en usage répulsif.

À retenir

  • La solution diluée ne se conserve pas plus de 24 heures : la fermentation reprend vite et l’efficacité chute
  • Prépare uniquement la quantité nécessaire à l’usage immédiat, pas de réserve pour la semaine

Les erreurs de dosage à éviter

La plupart des ratés viennent d’un excès de concentration, jamais d’un manque.

  • Purin pur non dilué : brûlure des racines et du feuillage en quelques heures, un dégât irréversible
  • Surdosage même dilué, avec des arrosages trop fréquents : feuillage vert foncé et mou, tiges qui s’allongent, sensibilité accrue aux maladies
  • Au-delà de 10 % en pulvérisation foliaire : risque de jaunissement ou de brûlures des feuilles
  • Solution diluée conservée plus de 24 h : des bactéries indésirables s’installent et le mélange perd son efficacité

Ce que le purin d’ortie apporte, et pourquoi le dosage compte

Le purin d’ortie n’est pas un engrais NPK classique, c’est un fortifiant concentré en azote. Il contient aussi du phosphore, du potassium, du calcium et du magnésium en proportions mesurées — des chiffres parfois attribués à un chercheur suédois et repris par un seul fabricant, à prendre comme un repère indicatif plutôt qu’une norme officielle.

Ces éléments restent trop faibles en quantité pour constituer un engrais complet au sens strict. Le purin agit plutôt comme un coup de pouce qui aide la plante à mieux assimiler ce qui est déjà présent dans le sol — ce qui explique pourquoi de petites quantités suffisent, et pourquoi un surdosage ne « nourrit » pas plus, il déséquilibre.

Il est autorisé aussi bien en agriculture conventionnelle qu’en agriculture biologique, classé parmi les préparations naturelles peu préoccupantes, sans besoin d’autorisation de mise sur le marché.

Avec ces repères en tête, un litre d’eau et un verre doseur suffisent pour préparer la bonne dilution du premier coup. En cas de doute sur une plante particulière, commence toujours par la dose la plus faible de la fourchette — tu pourras toujours renouveler l’apport, jamais rattraper une brûlure.

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